1830…1962….Algérie

11 mars 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un couple de PN en pélerinage à Blida(Algérie)

4 mars 2012
  • Un vieux couple de Pieds-Noirs

en pélerinage dans la ville de leur enfance :

 Blida (Algérie)

31/10/2010 à 13h18 – mis à jour le 31/10/2010 à 13h19 | 16107- vues |

pelerinage à la ville des roses (Août 2010)

Par : Mr et Mme. Nathalie et Robert Hanser

 

C’est avec une pointe au cœur que mon mari Robert et moi, avons envisagé d’effectuer un pèlerinage dans la ville qui nous a vus grandir et où nous avons passé le plus clair de notre temps. Nous étions comme stressés. Nous étions comme sur un nuage à voguer dans l’espace qui allait nous emmener vers une destination inconnue. Cet état d’âme me fait rappeler cette pesanteur maladive qu’on éprouve avant tout examen qui décidera de la suite de notre carrière. Blida, la ville de ma jeunesse, la ville de mon premier amour, la ville des roses nous est restée, durant toute cette absence, gravée dans nos mémoires respectives à tel point que nos enfants se lassaient de nous entendre ressasser toujours les mêmes histoires, les mêmes souvenirs qui ont jalonné notre parcours jusqu’en 1962.

Ce qui nous taraudait l’esprit c’était de faire le circuit inverse que celui de 1962 mais, avec en moins, cette tristesse, ces larmes, ces sanglots de nous autres déracinés qui étions entassés comme du bétail dans le <Kairouan >

Ce bateau était comparable, Ô mon Dieu, à une épave à laquelle nous nous agrippions. Tout était sens dessus dessous.


 Un couple de PN en pélerinage à Blida(Algérie) dans histoire de l'Algerie de 1830 à 1962 Kairouan-de-léxode-300x203

 et les noirs souvenirs remontent en surface

 

 

 

 

Les bambins de tout âge,dans l’innocence de l’âge, jouaient infatigablement alors les parents, assis pêle-mêle, pensifs , parfois en larmes, n’arrivaient pas comprendre ce qui nous arrivait. Partir et s’éloigner au plus vite, le sort s’abattait cruellement sur cette marée humaine.

    

macabres souvenir de notre exode

ALGERIE8rapatries-200x300 Algerie dans Un couple de PN en pelerinage à Blida

algerie_crime1_-voir_suite2 Amour

ALGERIE/ CRIMINEL EN ACTION / PHASE 1

     algerie_-archive-guerre-algerie-bataille-alger1-184x300 Fraternite 

 

 

 

algerie_crime2_1 Pélerinage

CRINEL EN ACTION / PHASE 2

 

 

et , quant à notre accueil en France, mieux vaut ne pas en parler …… !!!
photo :
La Rouguière, Août 1962 : des villages de tentes ont été dressés pour accueillir les réfugiés.

Ci-dessus : visite de Robert Boulin

oooOooo

 

Mais, pour le moment, reposons pied à terre, puisqu’il s’agit de faire le trajet inverse, ce qui nécessite en principe des préparatifs.                                                                                         .

Qui eut cru ?                                                                                                                                                                                                                                                                                             Tout se déroulait comme dans un rêve     

Les souvenirs étaient pliées dans un coin poussiéreux de la mémoire, des souvenirs indélébiles qui dureront le restant de notre vie.,

Nous allions réaliser l’irréalisable.

Qui eut pensé ?

Et qui sait que nous étions bien éveillés ?

Nous n’avions pas pris soin de préparer notre voyage comme on le fait habituellement mais, le fait de se retrouver en Algérie suffisait amplement pour satisfaire notre désir d’arpenter, comme au bon vieux temps, les majestueuses rues de la ville. J’espère, pour la circonstance, que les lilas, les jasmins et les roses ouvriront leurs pétales comme quelqu’un qui vient de se réveiller d’un long sommeil pour nous accueillir à bras ouverts.

La forte impression que j’avais, et du fait de me retrouver « là-bas », je considèrerai ce jour comme étant ma deuxième naissance.

Retrouver les amis, les voisins, le quartier d’enfance, l’épicier du coin, l’école primaire, le collège du boulevard… Les noms de ceux qui ont marqué mon enfance m’échappent, chaque nom évoque bien des souvenirs. Ces délices d’un certain temps se sont dilués et emportés par les évènements vécus et par le demi siècle se séparation.

 

 

 

 

Nous avions l’impression, qu’au devant de nous, tout grouillait comme dans une pièce de théâtre, où tout le monde devait prendre place avant les trois coups qui annoncent la levée des rideaux.

Alger la Blanche pointait à l’horizon, nous la voyons se rapprocher au ralenti comme dans un film pour faire durer le plaisir. Nous devinions au loin, malgré la distance : Bab-El-Oued, La Casbah, juste en face et, sur le versant gauche de notre vue, une majestueuse tour s’élançait vers le néant comme pour nous souhaiter la bienvenue.

 

 

Il balayait de son regard cette façade blanche d’Alger qui nous narguait par plaisir comme deux anciens amis qui se retrouvent après une longue séparation.

Les formalités douanières d’usage se sont déroulées comme partout ailleurs avec, en prime, un accueil courtois et un sourire de bienvenue comme si, sur notre front, il était indiqué que nous étions des Pieds-Noirs avides de revoir ce magnifique pays. Au fond de nous-mêmes, nous étions curieux de connaître la réaction de ces préposés à l’accueil s’ils venaient de savoir que nous étions en fait des Français d’Algérie. « Des pieds-noirs ? » lança-t-il avec un air qui cachait cette joie de voir des …revenants. On eut dit qu’un éclair illumina sa face en voyant Robert répondre par un signe affirmatif. Mon mari, habituellement accrocheur pour engager la conversation avec le premier venu ; perdit subitement sa langue. Je décidais de demander à cet inconnu de nous orienter, une fois en dehors de l’enceinte portuaire, vers la station de taxis puisque nous nous sommes promis, de faire cap vers Blida que nous étions pressés de redécouvrir.

 

 

 

Durant tout le parcours, Robert et moi regardions émerveillés le paysage que nous découvrons plus beau encore qu’il ne le fut. Les autoroutes, les intersections, les travaux en cours confirmaient les dires selon lesquels l’Algérie était un véritable chantier. Et, tout d’un coup, l’entrée de la ville de Blida, nous accueilla sous une majestueuse voûte au style arabesque tout près du centre hippique.


C’est à l’hôtel X que nous déchargions nos maigres bagages et là, nous n’avons pas hésité un seul instant devant le maître d’hôtel pour lui faire comprendre que nous sommes dans la ville de notre enfance et que nous devions rester quelques jours.


Une fois installés dans notre chambre, nous avons relâché nos forces pour nous assoupir non sans avoir dégusté une tasse de chorba-frick préparée avec la doigté que nous connaissons aux gens de la ville.

 

 

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Ma série de surprises

 

vue tout simplement ….féérique …!

Robert, bien qu’éprouvé par sa dernière maladie, en sentant l’air marin d’Alger, se sentait revivre.

Il cachait mal son sourire.

Son émotion était telle que son visage –autrefois crispé et ridé, avait subitement pris des couleurs exprimant le bien-être, sa joie de se retrouver sur la terre natale.

 

Mon mari plié par le poids des ans, face au carrousel des bagages, ne pût soulever les cabas une fois parvenus à son niveau. C’est un autre voyageur qui se sentit obligé de lui prêter assistance. Il l’aida à déposer sur le chariot nos maigres bagages. Puis, comme un éclair, cet autre voyageur, en entendant Robert m’apostropher, comprit à son accent qui nous étions.

Puis, sans attendre notre réponse, il nous informa – comme pour nous rassurer- que dans le paquebot – il y avait d’autres Français originaires d’Algérie venus en pèlerinage et se proposent – selon leurs dires- de profiter au maximum de leur séjour et d’aller partout à la fois..


Après avoir remercié le guide du moment, le taxi aux couleurs new-yorkaises s’engouffra dans une autoroute faisant face à la jetée puis c’était le tunnel Ouchayah pour arriver, un peu plus tard à Baba-Ali, Birtouta, Boufarik et enfin : la majestueuse ville des roses, la ville de nos rêves : Blida cernée par les montagnes de Chréa qui nous paraissaient plus hautes que d’habitude.


Les barrages de gendarmerie veillaient à la fluidité de la circulation et, traquaient certainement –comme en France- les amateurs de rallye sur ces espaces routiers nouvellement déroulés dans cette Mitidja la féconde.

 

 

Bois sacré ou Sidi Yakoub

Nous avions projeté de nous installer dans un hôtel au centre ville, tout près de la place d’armes. J’étais un peu inquiète de l’état de santé de Robert mais, apparemment, tout semblait être parfait pour le moment.

 

Abdelkrim, le gérant, redoubla de chaleur et d’amabilité à notre égard en apprenant que nous étions originaires de la ville. Il nous promit de mettre à notre disposition son véhicule personnel de sorte à nous faciliter nos déplacements.

C’est à l’appel du muezzin que nous nous sommes réveillés. Il était hors de question pour nous de faire la grasse matinée.


Nous avions l’impression que nous étions comme deux arbustes entrain de périr, deux arbustes qui reprennent leurs couleurs et qui dégagent la vitalité digne d’un couple au printemps de leur vie.

Une fois sortis de l’hôtel, la place d’armes devenue « placet ettout » fut le premier endroit vers lequel nous nous sommes dirigés. L’imprimerie Mauguin, au coin de la place, les terrasses de cafés cernaient le point central de la ville.

 

Nous longions la route avec l’intention de parvenir à la route de Chréa en admirant l’école Cazenave sur notre gauche, cette école qui fut en son temps une véritable usine d’apprentissage scolaire du temps de Mr.Adriet, Mme Vianelli, Mrs Gouillon, Finateu, Ivora, Alain Cardonna et tant d’autres.

 

 

Les jeunes d’hier sont les adultes aujourd’hui et se remémorent certainement leur jeunesse comme une page du passé pliée dans les archives de l’histoire. Nous entamons l’Avenue des moulins et nos cœurs remplis d’espoirs de retrouver ceux qui étaient les voisins d’une certaine période. C’est alors qu’un Monsieur nous croisa non sans nous avoir fixés des yeux comme s’il voulait nous questionner sur notre identité. Il revint sur ses pas et, poliment, s’excusa de nous importuner. <> Il nous reconnut et tous les traits de son visage s’éclaircirent avec un sourire qui en disait long sur sa joie de nous retrouver.

La vie y est active au vu des commerces florissants et aux vitrines savamment achalandées.

Les gens qui nous croisaient souriaient à notre passage comme si nous étions perçus comme étant des revenants en visite et, pourquoi pas, en pèlerinage dans les quartiers de notre jeunesse.

Et Robert de lui répondre : << Je parie que c’est Ali, le petit diable qui voulait toujours et à tout prix s’accaparer de mon vélo de course !!!!>>

Je n’en revenais pas, j’étais plongée dans l’ignorance jusqu’au moment où Robert et Ali s’enlacèrent chaleureusement. On eut dit que les deux amis d’autrefois venaient de ressusciter après avoir été enterrés et perdus à jamais.

                                                              Ali Maizi (photo)

Ils avaient peine à se détacher l’un de l’autre et, en essayant de porter mon grain de sel à cette rencontre, je remarquai quelques larmes , qu’on eut dit des perles tellement qu’elles étaient pures et sincères, sur les joues de ces amis et frères d’enfance. C’est alors que Robert se rappela de ma présence. Je lui paraissais complètement hors-jeu. Il détacha son bras de l’épaule d’Ali, et me tint par le bras.
C’est alors qu’un klaxon se fit entendre. Ali reconnut la voiture de son fils. Ali posa une suite de questions et ne nous laissa même pas le temps de répondre. Il décida du coup, de faire cap vers l’hôtel et de récupérer nos affaires parce que, pour lui et conformément aux traditions, il était hors de question de résider dans un hôtel alors que sa demeure, bien qu’étroite, deviendrait très spacieuse pour nous contenir. C’est alors que nous arrivons devant son domicile à la route des glacières.
En apprenant la nouvelle, la dame avait peine à contenir sa joie. Après les embrassades familiales, et là c’est le terme, elle se précipita vers le salon pour nous inviter de prendre place et de nous mettre à l’aise. J’eus quand même le temps de parcourir des yeux la cour au milieu de laquelle s’élevait majestueusement une vigne dont les branches se croisaient avec le jasmin à l’odeur qui nous rappelait bien le bon temps. Pendant que Robert plaisantait avec Ali, Zohra me tint par la main et m’invita à l’accompagner en dehors de la chambre.

A l’approche de l’Iftar, rupture du jeûne, aux environs de 19h30, j’ai remarqué que les habitudes ancestrales étaient toujours de rigueur. C’est dans la cour de la maison largement tapissée pour la circonstance, que la meyda allait servir au rassemblement.

 

 

 

 

 

A l’époque, du temps de la France, c’était un canon qui tonnait pour signaler la rupture mais, avec l’évolution, ce sont les haut-parleurs des mosquées ou alors la télévision qui informe la population.

 

<< Nathalie, je ne sais pas si tu te rappelles de l’impasse qui longeait le cimetière Mozabite ? En prononçant mon petit nom, Ali voulait porter plus de précision comme s’il voulait préciser avec une pointe d’humour : Mme. Nathalie …euh… la fille de Mr. et Mme Picot qui habitaient tout près des familles Benhaffaf et Skander ? Comment oublier cette charmante demoiselle qu’on surnommait : Miss Blida ? >>


Je hochai la tête pour acquiescer. En lui tendant la main pour le saluer, il me tira vers lui pour me faire la bise comme le feraient des membres d’une seule famille.


Sans demander notre avis, il ouvrit les portières gauches et nous fit monter rapidement puisque, derrière, la file de voitures commençait à s’allonger.

Il conclut que nous venions à peine d’arriver et que nous avons élu domicile dans l’hôtel mitoyen au lycée Duveyrier.

Je ressentis la chair de poule parcourir tout mon cœur à entendre de telles paroles émanant d’un cœur sincère, un cœur et un sentiment de probité qui- de notre temps- ne court pas les rues.

 


Sa femme ouvrit la porte et, en nous voyant, se sentit gênée de se retrouver face à face à des étrangers alors qu’elle aurait souhaité être plus présentable pour nous accueillir. Elle lâcha quand même un sourire, nous invita à entrer après la plaisanterie lâchée par Ali qui déclara avoir une pointe d’humour : C’est la prise de l’année puis dévoila qui nous sommes.

Dans le salon, des canapés de style oriental recouverts d’un tissus aux couleurs chatoyantes et le tout, autour d’ une meyda, sorte de table , sur laquelle on ramena un pot d’une plante aromatique pour donner une meilleure ambiance à cette réception impromptue pourtant simple mais émanant de cœurs simples mais combien chaleureuses.

 

 

 

 

 

Elle me fit pénétrer dans sa chambre à coucher et là, sur le lit, était posée ma valise. Je fus interrogative quand la charmante dame me dit :                                                                                                                          << Durant tout votre séjour, ma chambre deviendra la vôtre ! >> Je ne sus quoi dire devant tant de gentillesse. Elle me fit visiter hâtivement toutes les chambres ; cuisine, salle de bain, living-room et, évidement les toilettes où j’avais une envie folle de soulager ma vessie qui en avait bien besoin.

Les adultes se préparent aux ablutions et à la prière collective aura lieu au coucher du soleil c’est-à-dire lorsque des minarets des mosquées de la ville se fera entendre El-Adhan, signalant la rupture du jeun.


A l’annonce, le chef de famille sert d’Imam pour diriger la prière.

 


Robert et moi, assis sur le rebord des matelas qui cernent la table collective, regardions avec admiration cet engouement de la chose religieuse en guise de remerciement au créateur de les avoir faits naître au sein de cette Umma, cette grande communauté qui ne reconnaît que Allah en tant que maître de l’univers et Mohamed en tant que son fidèle messager et serviteur. Il est vrai que les autres messagers et les autres Livres révélés (comme nous l’apprendrons par la suite) et tel que stipulé dans le CORAN, sont également respectés par ceux qui croient en l’unicité du créateur appelé différemment Seigneur, pour les Chrétiens, et Allah pour les Musulmans.

 

 

 

On se croirait dans un conte de fée en voyant ces nombreux plats garnir la table. Les salades de toute nature sur le rebord de la table au milieu de laquelle la fameuse soupe “la Chorba” dont nous avons toujours entendu parler, allait prendre place.

 

 

 

 

Il est vrai qu’à l’époque, du temps de notre jeunesse, quand nous résidions la ville, les voisins de quartier nous faisaient parvenir de ces plats variés et, Dieu sait comment et combien nous apprécions leur saveur. Un autre plat allait s’offrir à nous, appelé “Djwez” qui consistait à rassembler des morceaux de viande et certaines légumes. Ce plat, savamment préparé, allait nous faire oublier le délice du premier plat. Les bouteilles de limonades n’avaient pas le temps de se vider que d’autres allaient prendre place.

Nous goûtions à tous ces délices et, je me dois de dire, que nous n’étions nullement considérés en tant qu’étrangers mais des membres, à part entière, de cette formidable famille.

         

 

Évidemment, le service était ponctué par des anecdotes qui faisaient que nous mangions sans nous rendre compte si nos fragiles estomacs allaient supporter toutes ces variétés exposées devant nous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le troisième plat arriva, après avoir vidé ou épuisé le second. C’était de la viande sucrée appelé localement « l’ham El Hlou bel berkouka » préparé aux prunes. Là, je m’avouai vaincue puisqu’il n’y avait plus de place pour contenir quoique ce soit.

 

 

La discussion allait bon enfant au milieu des rires et des histoires qui se déversaient autour de la table familiale. La communication se faisait la plupart du temps en Français pour nous permettre de ne pas nous sentir « hors champs » façon de nous intégrer au maximum au rythme fort sympathique de cette magnifique famille. La table débarrassée, le service café allait prendre place. Les bâtonnets de Zalabia et les variétés de sucreries maison arriveront à leur tour.

  

 

 

Le majestueux couple

photos souvenirs d’une des soirées Blidéennes.

L’invité du jour , un ancien de Blida , un PN.

 

 

 

Le ramadhan dans le monde Musulman avait cette particularité de rassembler et de manger tous ensemble et à la même heure.


Une discipline que ne dissiperont ni les hommes ni le temps.

A un moment d’égarement, j’observais ces branches de citronnier qui s’entremêlaient avec les branches de l’oranger comme pour un parfait amour à dessein de livrer le fruit de leur semence à ces gens qui n’ont rien d’expert en arboriculture. Tout autour des grappes de raisin pendaient comme pour signaler leur présence.

Les soirées sont festives puisqu’elles rassemblent, et à tour de rôle, la plupart des voisines du quartier dans une seule demeure. Chacune viendra avec en offrande un plat de sucrerie qui s’ajoutera aux autres sur la meyda comme dans un conte des milles et une nuit. Robert et moi serons conviés le jour et les jours suivants au sein de toutes les familles que nous avons eu à connaître ou à reconnaître.

      

Nous étions, pour certains, mi allongés, pour d’autres assis à même le sol sur le tapis quant aux plus jeunes, les élégantes demoiselles, chargées du service pour soulager la maman qui eut à préparer durant toute l’après midi toutes ces variétés de plats.


Ali nous apprendra que le mois du Ramadhan était un mois de sacrifice de soi même au service de Dieu. La baraka ou l’auto suffisance était un don divin durant ce mois et les familles nécessiteuses sont naturellement prises en charge par le voisinage. Ceci est une caractéristique de ce mois d’abstinence et le même comportement est partout similaire quel que soit le lieu ou le pays dans ce vaste monde Musulman.

Les plus jeunes se lancent sans attendre dans la danse frénétique au rythme de la derbouka, genre de tam-tam, et l’exhibition des corps qui vibrent et se tortillent comme pour parfaire la danse, se fera jusqu’à une heure tardive de la nuit.

Au bout des 15 jours que j’ai eu à passer dans ma ville natale, ce n’est pas moins de 17 kg qui sont venus s’ajouter à mon poids (Robert 12) et, qui me croira si j’ajoutais que mes médicaments que je prenais régulièrement pour calmer mes douleurs rhumatismales ont été, comme par enchantement, oubliés puisque j’avoue, le fait de me retrouver dans la ville des roses, a été un remède des plus efficace.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Retour au pays d’exil : la France

La séparation avec ces nombreuses familles n’a pas été chose facile. Loin de là ! La seule consolation est de revenir et revenir autant de fois tant que Dieu nous accorde vie et santé. Au fond de nous même nous regrettions de ne pas avoir effectué le premier pas les années précédentes.

Les gens qui nous ont reçus, les familles que nous avons côtoyées, les paroles à notre égard que nous avons entendus durant tout notre séjour, la gentillesse tout à fait naturelle que nous avons ressentie, tout ceci est difficile à traduire en peu de mots mais, il est à dire que les Algériens sont un peuple magnifique, que les Algériens sont nos frères tellement nous sommes attachés et tellement nous nous comprenons au simple regard…et ceci est énorme .

 

Photo souvenir des amis de Blida la Rose accueillant Zaragoci en pélerinage,

De g à d : Zaragoci (PN,ancien du FCB). Salah(artiste TV) , Khabatou (ancien du FCB)

à l’origine de notre déracinement sont l’œuvre de ceux qui avaient tout à gagner en créant la discorde au sein d’une même famille.

 

 

 

Et nous étions une même famille.

Conscients du tissage entre les 2 communautés  , les négociations d’Evian entre les représentants des 2 parties en conflit prévoyaient que les Pieds-Noirs étaient libres de partir ou de rester tout en conservant leurs biens acquis à la sueur de leur front.

 

 

Que l’Algérien s’appelle Ali ou Robert, ne sont-ils pas appelés à partir de ce bas monde avec, en prime, nos actes qui témoigneront de tout ce que nous avons faits comme bien ou en mal ?

Je pars du principe que la vie est courte, alors aimons-nous les uns les autres et débarrassons de nos esprits cette haine d’autrui qui ne servira qu’à exacerber notre train de vie. Nous sommes dans ce bas monde que de passage à l’image du nuage qui trône haut dans le ciel puis, sans nous rendre compte, disparait à jamais !

Je ne sais pas si nombreux sont ceux qui perçoivent la chose comme je la perçois puisque notre triste exode a été une déchirure traumatisante, un pan de notre vie qui s’est effacé.

Je ne gagne rien, une hirondelle ne peut faire le printemps, mais au moins j’éprouve cette profonde satisfaction morale de le dire. J’appelle à l’amour et non pas la haine. Je sème la fraternité entre les gens indépendamment de leur culture et leur race  !

Quant à “certains” sites internet que je ne citerai pas, pour ne pas avoir à leur accorder cet honneur , ces sites qui crachent leur venin , sont toujours accrochés à un passé révolu.

Le monde évolue à la vitesse d’un TGV , eux par faiblesse maladive diffusent des documents révoltants dont la plupart sont falsifiés comme s’ils tenaient la boite aux milles secrets alors qu’ils ne représentent qu’eux mêmes.

C’est ce qu’on appelle brasser de l’air !

oooOooo

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Par soeur_emilie

pied-noirs , pèlerinage , amitié , Algérie , Envoyer
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PAROLIER37 le 31/10/2010 à 15:26

C’est avec beaucoup de plaisir et d’émotion que j’ai lu votre témoignage,
merci pour votre vision des choses et des êtres,
ainsi que pour votre compréhension des hommes et de l’Algérie.

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Dire la vérité et…que la vérité

5 février 2012

Dire la vérité et...que la vérité presidentrusseivremortaug8fichier ppt direlavritetquelavrit11.ppt

 

emilerendjasamreetsafillevignette1 souvenir

 

fichier ppt leseglisescatholiquesformentdesimamscleenmainpregustave.ppt

jeansonvignetteUn fichier que je mets en circulation et je souhaite obtenir vos impressons dans le but de l’enrichir

fichier ppt (A1a)DIRE LA VERITE et…QUE LA VERITE(A1a)

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Ossements trouvés du peuple AAD en Arabie Saoudite

5 février 2012
Ossements trouvés du peuple AAD en Arabie Saoudite aad5-206x300
aad1-224x300 Arabie Saoudite
ossements du peuple AAd dont parle le Coran

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1 novembre 2011

Archive pour la catégorie ‘BLAGUES’

BLAGUES PIEDS NOIRS

Vendredi 13 août, 2010

Les pieds noirs d’Algérie savent aussi raconter des BLAGUES
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  dans Blagues de PN 40Henriette Di Castelli
La PN d’hier
…d’aujourd’hui et de
toujours !40 dans Blagues de PN

Remercions Josette Stellan pour l’explosive histoire qu’elle nous envoie.

      

Pour donner un nom hors du commun à mon chien, je l’ai nommé «Baiser» (comme pour un baiser mignon).

Ce fut une erreur, mais je ne l’ai remarqué que plus tard :

hyeobama.jpg

  1°) Lorsque après mon déménagement je me suis rendu à la municipalité pour le faire enregistrer, je dis au percepteur que je venais payer la taxe pour Baiser.

Il me répondit qu’il n’y avait pas encore de taxe à payer pour cela.

  « Mais il s’agit d’un chien », lui répondis-je.

Il me répliqua que les relations sexuelles avec les animaux sont interdites par la loi, mais que malgré cela, il n’y avait pas de taxe à payer.

 «Vous ne comprenez pas », lui dis-je,

« j’ai Baiser depuis que j’ai neuf ans »…

Il me jeta dehors.

obamaguerisseur.jpg

 2°) Pendant notre voyage de noces, le chien nous avait accompagnés.

Comme je ne voulais pas qu’il nous dérange, je demandai à la réception de l’hôtel une chambre supplémentaire pour Baiser.

La dame de service me répondit que toutes les chambres de l’hôtel étaient équipées à cet effet.

  « Vous ne comprenez pas », lui dis-je,

« Baiser m’empêche de dormir toute la nuit ».

Mais elle me répondit qu’elle aussi, ça l’empêchait de dormir.

transportencommun.jpg

  3°) Une fois, je me rendis à un concours de beauté pour chiens, je voulais y présenter Baiser.

Un gars à l’entrée me demanda la raison de ma présence au concours.

Je lui répondis que j’étais ici pour Baiser.

Il me suggéra de faire imprimer mes cartes d’entrées privées et de les vendre.

Lorsque je lui demandai si le concours était télévisé, il me traita de pervers.

 4°) Un jour, Baiser tomba malade et je dus le conduire chez le vétérinaire.

Le lendemain, j’allai le reprendre. – Lequel est-ce, me demanda la demoiselle en feuilletant dans ses cartes d’admission, Milou,Médor… ou Paf ?

  « Que diriez vous de Baiser », lui répondis-je,

et je reçus une gifle.

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  5°) Le même jour, Baiser s’échappa et je le cherchai partout. Je me rendis au refuge pour animaux pour le chercher.

  Que voulez-vous ? me demanda le gardien.

 Baiser, lui répondis-je.

Il était d’avis que ce n’était pas le bon endroit pour baiser.

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  6°) Je cherchai toute la nuit.

Vers 4 heures, un agent de police me demanda ce que je voulais en pleine nuit dans ce quartier chic, lorsque je lui répondis que je voulais seulement Baiser et rien d’autre, il m’embarqua.

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7°) Lors du divorce, ma femme et moi devions nous présenter devant le juge pour le partage des biens.

Naturellement, je voulais à tout prix garder mon chien,

je ne voulais pas le lui laisser :

  – « Votre Honneur, j’avais déjà Baiser avant le mariage. »

  – Il répondit simplement :

  – « Et alors ? Moi aussi ! »

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Les chaînes brisées

30 octobre 2011

Les chaines brisées en Algérienne le 11 Décembre 1960

Samedi 11 décembre, 2010

Point de vue henriettedicastelli.jpg 

               11 Décembre 1960.

       Du devoir de mémoire au devoir d’histoire 

 

le 11.12.10 | 

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Tout autant que le 8 Mai 1945, le 1er Novembre 1954, le 20 Août 1955,  le 17 Octobre 1961 ou le 5 Juillet 1962, il nous faut évoquer le 11 Décembre 1960, événement majeur de notre passé. Outre le risque d’amnésie, la commémoration contribue à se forger une conscience nationale. 11 décembre 1960, une journée pas comme les autres.

De partout, fusent les slogans : «Algérie algérienne !», «Non à de Gaulle !», «ALN, FLN vaincront !»…

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Avec des fusils de chasse et de fourches ; de jeunes enfants d’Algérie feront brouter l’herbe d’ALGERIE à l’armée coloniale. 

 

D’Oran, d’Alger, de Constantine comme de toutes les villes d’Algérie, des voix s’élèvent,  soutenues par des youyous stridents de milliers de femmes, brandissant vers le ciel et à la face du monde les couleurs interdites, vert, blanc, rouge qui éclairent l’étoile et le croissant.

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Quarante-huit années après les événements, même si beaucoup d’encre a été versée à propos des événements de Décembre 1960, on ne dira jamais assez, à la jeune génération le sacrifice de ces centaines de milliers de femmes, d’hommes, de vieillards et de jeunes, à peine sortis de l’adolescence, prêts à mourir afin que leur pays recouvre son indépendance.

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                                              C’était il y a cinquante ans.

Un peuple décidé déferlait dans les rues, criant son ras-le-bol. Avec un héroïsme jamais égalé, sans arme, poitrines nues et poings tendus, des centaines de milliers de jeunes, aux premiers rangs des cortèges et des barricades avaient osé affronter les hordes fascistes et xénophobes qui pointaient leurs armes en leur direction.

Combien, malheureusement, tomberont en ces tristes journées de décembre 1960, sous les balles des ultras et des militaires armés jusqu’aux dents ?

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Combien en garderont des séquelles indélébiles ? Comment oublier ces corps lacérés, ces victimes lynchées et ces enfants massacrés qui n’ont pas eu la chance de voir leur pays libéré du joug colonial ?

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De part et d’autre de la Méditerranée, ils étaient nombreux ? ces héros anonymes ? qui ont donné leur vie pour que l’Algérie puisse relever la tête.

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Les manifestations populaires de Décembre 1960 étaient-elles vraiment spontanées ? A ce jour, la question demeure ; Il y a ceux qui l’affirment, et donc attribuent au peuple algérien de «radicales impulsions» qui, spontanément, ont fait vaciller l’histoire.

D’autres pensent  u contraire, que loin d’être accidentel, le débordement dans la rue est la résultante d’un long processus de maturation.

Qui a tort, qui a raison ? Ceux qui avancent l’hypothèse de la spontanéité font mine d’ignorer l’intensification des événements dramatiques, dès 1958, et le travail de sape psychologique méthodique de la France ultra gaullienne «pro-Algérie française» qui, à partir de la métropole, donnait des gages aux fascistes de l’Organisation armée secrète, allant jusqu’à leur lancer du haut du Palais du gouvernement d’Alger le fameux : «Je vous ai compris !» 

Des années durant, le peuple algérien exsangue, martyrisé et humilié, accumulait les rancœurs tout en murmurant à voix basse :

 «Algérie algérienne !»,

«Algérie libre !»,

«Algérie indépendante !»,

jusqu’aux jours où tout a basculé, le 9 au soir, puis le 10 et enfin l’explosion généralisée du 11 décembre 1960 qui a servi de porte-voix aux revendications d’un peuple unanime. Victoire tactique pour le FLN-ALN et victoire stratégique pour le peuple algérien à travers la vox populi qui, encore une fois, a tenu à affirmer, à l’unanimité, sa ferme volonté de mener le combat jusqu’à la victoire finale.

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 l’Armée de Libération Nationale

Encore une fois, par centaines, des Algériens anonymes tombaient au champ d’honneur en revendiquant la liberté pour leur pays.

Ces martyrs de l’indépendance n’attendaient rien en retour, ni galon de soie, ni prime au sacrifice, ni rue à leur nom, ni reconnaissance officielle.

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 Les “bienfaits du colonialisme”

Les jeunes d’aujourd’hui doivent se souvenir de cet héroïsme au quotidien des véritables héros d’hier. Raviver le «devoir de mémoire», quelle noble attitude ! 

Mais si le devoir de mémoire est important, il arrive parfois qu’il imprime à la mémoire des directions préméditées  surtout lorsqu’il est confondu avec le «devoir d’histoire». Ce dernier est essentiel.

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Les “induits en erreur” par la tristement célèbre organisation.

Ils brasseront de l’air autant qu’ils pourront.

jusqu’au jour où ils apprendront que

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c’est fini !

Si le devoir de mémoire est individuel (avec toutes les difficultés de se déprendre des passions), le devoir d’histoire, par contre, est scientifique et procède à l’examen critique en ne se confrontant pas seulement aux souvenirs, mais en tenant compte également des sources écrites et audiovisuelles.

Ce matériau d’histoire, avec ses armes scientifiques, est nécessaire aujourd’hui car tout travail qui substitue l’histoire aux souvenirs doit impérativement reposer sur une solide documentation et sur des données vérifiées.

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Comment seront-ils accueillis là-bas ?

Un peuple résolu à sortir du joug colonial a pris d’assaut la rue.

Les journées de décembre 1960 ont remis les pendules à l’heure.

Le gouvernement français et l’opinion publique mondiale étaient, encore une fois, bien obligés de se rendre à l’évidence. Il n’était plus question de «fellagas», de «rebelles» ou de «hors-la-loi» mais d’un peuple unanime et résolu à affronter le joug colonial.

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Même les PN participeront à la juste lutte de libération

Loin d’être tout à fait spontanées, les manifestations populaires du 11 décembre 1960 n’étaient pas non plus la résultante d’une longue maturation. Tout un chacun savait qu’un jour ou l’autre, les exactions quotidiennes de l’armée française et des colons, alliées au sinistre travail diplomatique qui faisait croire au monde que de Dunkerque à Tamanrasset, la France était une et indivisible, aboutiraient à l’explosion généralisée.

 

Les manifestations populaires massives étaient une réaction contre les opérations sanglantes de ratissages militaires dans les villages et les montagnes, contre les agressions caractérisées dans les villes où tout «musulman» était considéré comme coupable contre les colons qui usaient impunément de violence et procédaient à des liquidations physiques, faisant fi des lois internationales et des droits civiques des citoyens.

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Les manifestations du 11 décembre 1960 demeurent l’un des événements les plus marquants de l’histoire de la lutte héroïque du peuple algérien contre les forces d’occupation qui, des décennies durant, ont œuvré à son anéantissement physique et moral. Elles doivent être inscrites comme l’une des pages les plus glorieuses de notre lutte de libération nationale. Par cette levée de boucliers massive, le peuple algérien a non seulement voulu défendre sa dignité bafouée, mais a voulu aussi dévoiler au monde ses aspirations à la liberté et à l’indépendance.

 

Les marches populaires de décembre ont permis à la Révolution algérienne de devenir encore plus visible qu’elle ne l’était au-delà des frontières. Elles ont également contribué à mettre en exergue l’origine populaire de notre révolution.

 

Nous nous devons de célébrer cet anniversaire et de nous recueillir à la mémoire des martyrs. Mais au-delà du cérémonial de circonstance et des gerbes de fleurs déposées sur les carrés des martyrs, il faut laisser des traces de notre histoire à la génération montante.

 

Que restera-t-il de la résistance, de l’héroïsme et des sacrifices de nos aînés si on se limite au recueillement et aux commémorations ?

 

Pour réveiller et entretenir le souvenir, il faut des écrits, des films et des pièces de théâtre. Pour l’enraciner dans la mémoire, il faut faire face à l’histoire. 

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                    Digne fils de la révolution Algérienne                     

Le Président Bouteflika

  Un Algérien 

Repères 

                                  Une date marquante 

 

le 11.12.10 | 03h00 

soeurgenevieve.jpgpar une : Algérienne

   

 

C’est un fait que personne ne conteste. Le 11 décembre 1960 a constitué une date marquante dans la guerre de Libération nationale. C’était en fait un tournant majeur dans le combat des Algériens pour l’indépendance, c’était cela d’ailleurs, et rien d’autre, frappant d’obsolescence le référendum d’autodétermination de juillet 1962.

Le choix était réaffirmé avec beaucoup de vigueur par les Algériens sortis en masse pour soutenir une lutte armée que certains décrivaient comme étant à bout de souffle. Il ne restait plus alors à ceux-là qu’à décréter la fin de la guerre. Ce qu’ils se sont retenus de faire. C’en était fini avec les discours péremptoires que la mémoire conserve encore.

Du genre «tous ceux qui ont pris les armes seront châtiés». Ou encore que ceux-là représentaient le courant minoritaire, comme si la colonisation était acceptée par le reste, forcément majoritaire, de la population.

Les tenants de l’ordre colonial n’ont pas compris, ou plus simplement refusaient de comprendre qu’ils ont fait l’unanimité contre eux.

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Comment désigner un traitre ? …une vomissure ?

certains; rongés par les remords; mettront fin à leurs jours .

 On ne peut pas soutenir l’injustice et se faire complice d’un crime. C’est ainsi qu’est décrit le colonialisme et pas autrement. 

C’est pour combattre cette injustice que les Algériens ont recouru à la lutte armée, avec le soutien de millions d’Algériens, chacun apportant le soutien qu’il pouvait.

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Le Renard de la Casbah ,BenGanif Zoubir, deviendra

le Lion des Djebels

  

 Et c’est cela décembre, cette communion entre tous les Algériens dans leur combat pour l’indépendance nationale. Ce jour-là, comme du reste à l’occasion du débat à l’ONU sur la question algérienne avec la grève des huit jours, c’était l’éclatante manifestation du lien entre un peuple tout entier et le Front de libération nationale.

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La délégation du GPRA à Melun

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Il était important que cela apparaisse, car il fallait déjouer toutes les manœuvres du colonisateur à vouloir nier cette évidence et continuer à parler du Front comme il le faisait depuis novembre 1954. «Une bande d’aventuriers et d’égarés», disait-on alors.

 

Dans la logique coloniale, il fallait être vraiment inconscient pour défier l’ordre colonial. Les Algériens l’ont fait. Ils sont partis à l’assaut de cet ordre et l’ont détruit.

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Cela n’a jamais été le fait d’une bande quelconque, car même le colonisateur finira par s’en rendre compte, le sentiment nationaliste n’était pas le fait d’une classe ou d’une couche de la population, l’ordre colonial ayant rendu les Algériens égaux.

 

Le refus de la soumission était partout. Ce qu’on appelle, depuis cinquante ans, les journées de décembre en ont révélé la profondeur et l’étendue. C’était une démonstration de l’unité nationale pour l’indépendance. Un objectif clairement revendiqué. Fabuleux décembre, sauf pour ceux qui, non pas, n’ont rien compris, mais continuaient à s’accrocher à un ordre auquel la lutte des Algériens a porté le coup fatal. 

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   Une Algérienne  

 

 

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Apologie du crime en Algérie « Aussaresse »

30 octobre 2011

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‘Apologie du crime en Algerie : Aussaresse’

Apologie du crime en Algérie :Aussaress

Samedi 13 novembre, 2010

« Liberté pour l’Histoire » :

La France condamnée par la Cour européenne des Droits de l’Homme dans l’affaire Aussaresses

Posté par Novopress dans Politique, Société le 30 janvier 2009 |

« Liberté pour l’Histoire » : La France condamnée par la Cour européenne des Droits de l’Homme dans l’affaire Aussaresses 

La France a violé le droit à la liberté d’expression en condamnant les éditeurs du livre du général Aussaresses, Services spéciaux, Algérie 1955-1957. Tel est le sens de l’arrêt rendu le jeudi 15 janvier à Strasbourg par la Cour européenne des droits de l’homme. L’occasion de revenir brièvement sur cette période de l’histoire de France.

En mai 2001, le général Paul Aussaresses (photo, en 1960) publiait chez Plon – Perrin un ouvrage, Services spéciaux, Algérie 1955-1957, qui a suscité une âpre polémique parce que son auteur, qui fut coordinateur des services de renseignements de l’armée à Alger en 1957 auprès du général Massu, y justifiait l’usage de la torture pendant la guerre d’Algérie.

A la suite d’une plainte déposée par la section française de la Ligue des droits de l’homme, le parquet de Paris a fait condamner en juin 2001 le général Aussaresses ainsi que ses éditeurs, Olivier Orban et Xavier de Bartillat, par la 17e chambre correctionnel du TGI de Paris pour « apologie de crimes de guerre ». Jugement confirmé en appel en avril 2003, pourvoi en cassation rejeté en décembre 2004. Le général et ses éditeurs ont alors porté l’affaire devant la Cour européenne des Droits de l’Homme (CEDH) qui, le 15 janvier 2009, condamnait la France pour atteinte à la liberté d’expression en s’appuyant sur l’article 10 de la Convention européenne des Droits de I’Homme (1).

Dans son jugement, la CEDH estime que « La publication d’un témoignage de ce type s’inscrivait indubitablement dans un débat d’intérêt général d’une singulière importance pour la mémoire collective : fort du poids que lui confère le grade de son auteur, devenu général, il conforte l’une des thèses en présence et défendue par ce dernier, à savoir que non seulement de telles pratiques avaient cours, mais qui plus est avec l’aval des autorités françaises. Le fait que l’auteur ne prenne pas de distance critique par rapport à ces pratiques atroces et que, au lieu d’exprimer des regrets, il indique avoir agi dans le cadre de la mission qui lui avait été confiée, est un élément à part entière de ce témoignage. » Et la Cour de conclure : « Par conséquent, le reproche fait par la cour d’appel aux requérants, en leur qualité d’éditeur, de ne pas avoir pris de distance par rapport au récit du général, ne saurait être justifié. » Les parties ont trois mois pour faire appel.

Dans son livre, le général Aussaresses soutient que c’est le gouvernement socialiste de l’époque (dirigé par Guy Mollet) qui a ordonné à l’armée française en Algérie de « liquider le FLN aussi vite que possible », y compris par exécution sommaire ou torture.

La face cachée de la guerre d’Algérie: Les tortures

30 octobre 2011

Archive pour la catégorie ‘fin d un criminel : Bigeard’

La fin d’un criminel du nom de Bigeard

Lundi 2 août, 2010

LE GÉNÉRAL MARCEL BIGEARD EST MORT
La face cachée de la guerre d’Algérie
21 Juin 2010 – Page : 8

Lu 2220 fois 

Sur la torture en Algérie:              

« Pourquoi n’as-tu pas fermé ta gueule?” 

lance-t-il, au téléphone, au général Aussaresses qui vient d’écrire un livre sur la torture en Algérie.

Général Bigeard “L’Express, 7 juin 2001″

Le général de corps d’armée Marcel Bigeard s’est éteint le 18 avril 2010 à l’âge de 94 ans. La classe politique française lui a rendu hommage. Tous ont souligné sa bravoure au service de la France.

Tous ont «oublié» de parler de sa face sombre en Algérie.

Ce n’était pas seulement le parachutiste qui a emprunté les casquettes de l’Afrika Corps de Rommel, ce n’était pas aussi les défilés, le clinquant, les médailles, c’est aussi la torture.

Pour Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy: «En Algérie, Bigeard a accompli la mission qu’on lui avait confiée. Je pense qu’il l’a fait là aussi avec beaucoup d’intelligence, beaucoup d’humanité.» Nous allons traiter de l’humanité de Bigeard en la comparant avec celle de trois autres généraux témoins privilégiés de la guerre d’Algérie, il s’agit de Massu, d’Aussaresses et de La Bollardière.

Petite biographie du général Bigeard: l’officier le plus décoré de l’armée française avec vingt-six citations, dont vingt-trois à titre individuel et seize à l’ordre de l’armée… En d’autres temps, il aurait fini maréchal d’Empire. Parachutiste des troupes coloniales, il part très rapidement en Indochine. Il poursuivra ses aventures indochinoises lors de trois séjours successifs, avant d’être parachuté sur Diên Biên Phu, dont il sera l’un des derniers défenseurs, jusqu’à la chute, en mai 1954.

Il est promu lieutenant-colonel à titre exceptionnel. Prisonnier du Viet-Minh, il sera libéré à l’été 1954. Durant la bataille d’Alger, en 1957, il fait ce qu’il appelle avec un brin de dégoût, son «métier de flic» : La torture

Justement nous allons décrypter ce «métier de flic» en traitant de la torture qui est consubstantielle, il faut le souligner, de l’entreprise coloniale.

La torture pendant la Guerre d’Algérie a été pratiquée sur les populations algérienne et française par les forces coloniales dans des proportions qui, selon l’historien Pierre Vidal-Naquet, concerneraient des centaines de milliers d’Algériens. Estimation confirmée depuis, par la thèse de doctorat de l’historienne Raphaëlle Branche. Elle a aussi été employée à une moindre échelle et de manière non systématique sur des harkis et des Européens par le FLN et l’ALN comme le montre l’ouvrage «La guerre d’Algérie» sous la direction des historiens Benjamin Stora et Mohammed Harbi,(…)

La torture policière existait déjà largement en Afrique du Nord avant l’insurrection de 1954, comme en témoigne la mise en garde lancée, dès cette date, par l’écrivain François Mauriac. Elle avait été systématiquement utilisée lors de la colonisation du pays, notamment lors de la campagne du général Bugeaud. Mais elle fut consacrée et institutionnalisée comme arme de guerre par l’armée, à laquelle on donne tous les pouvoirs, lors de la «bataille d’Alger», qui fut, en 1957, un «point de non-retour» à cet égard.

 Depuis, la conquête coloniale, la torture est un procédé courant des forces de l’ordre en Algérie qui l’utilisent pour terroriser les populations autochtones et obtenir des informations sur les emplacements de silos à grains lors de la conquête coloniale, meurtrir des suspects, et terroriser les indigènes, s’inscrivant avant tout dans une démarche de haine et de déshumanisation. (…)

Marc Ferro, dans Le livre noir du colonialisme, écrit: «Ceux qui travaillent sur les régimes totalitaires n’ont lu Hannah Arendt que d’un seul oeil, semble-t-il. Ils ont omis de s’apercevoir qu’au nazisme et au communisme, elle avait associé l’impérialisme colonial. Entre ces régimes, en effet, il existe une parenté qu’avait bien repérée le poète antillais, Aimé Césaire, au moins en ce qui concerne nazisme et colonialisme.»

S’agissant de la Guerre d’Algérie, selon l’historien J.-Ch. Jauffret: «Le dérapage commence à partir du moment où les Ponce Pilate de la IVe République, toujours parfaitement informés de tout ce qui se fait en Algérie, laissent aux militaires l’initiative, en vertu de la loi d’urgence de 1955 et de celle des pouvoirs spéciaux de 1956.»

La théorie de la guerre contre-révolutionnaire, élaborée à l’École supérieure de guerre (ESG) par Lacheroy, Trinquier et Jacques Hogard, est sous-tendue par une idéologie nationale-catholique élaborée par la Cité catholique, groupe intégriste dirigé par Jean Ousset, ex-secrétaire personnel de Charles Maurras, le fondateur de l’Action française.

Analysant cette doctrine, le sociologue Gabriel Périés écrit ainsi: «Le militaire atteint, théologiquement, la ´´véritable charité´´ thomiste, en faisant de la souffrance infligée, et ressentie par le suspect, l’instrument de la rédemption de celui-ci, donc de sa culpabilité.»

Le 10 février 1957, le général Massu, à la tête de la 10e Division parachutiste (DP) à Alger, qui n’ignore pas en outre que des ouvriers catholiques ont pris les armes aux côtés du FLN, fait diffuser les «Réflexions d’un prêtre sur le terrorisme urbain» du père Delarue, aumônier de la division, co-écrit avec le colonel Trinquier, qui élabore une casuistique pour justifier la torture (…).

 Il y a de ce fait, un lien direct entre la torture et la religion, le cardinal Feltin encourageait les soldats à aller casser du fell au nom des valeurs chrétiennes.

Même Bigeard en parle dans une interview à l’Express du 15 mai 1958. Il déclare à ce propos, pendant la guerre d’Algérie: «Il y a vingt ans que nous nous faisons corriger, il faut que cela change. On ira jusqu’au bout. Le stage, dynamique et pratique, doit sortir des gens qui auront la foi des Croisés, qui seront reformés au physique comme au moral… Il faut donner l’exemple de l’effort et de l’esprit offensif. Je veux vous voir quitter le centre gonflés à bloc et décidés à casser du fellagha…»

De plus, des communistes, des progressistes, des membres des centres sociaux ont été arrêtés, détenus au secret, torturés à Alger dans les premiers mois de l’année 1957, par le 1er RCP mais aussi par d’autres. (…) Majoritairement constitué d’anciens SS et de fascistes hongrois, recrutés au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le 1er REP, commandé par intérim par Hélie Denoix de Saint-Marc (et qui comptait en ses rangs Jean-Marie Le Pen), lancera le coup d’envoi du putsch en marchant sur Alger le 21 avril 1961.

De 1959 à 1961, Edmond Michelet, ministre de la Justice, s’efforce à son tour de «lutter» contre la torture. Mais Michel Debré, Premier ministre, obtient finalement du général de Gaulle, président de la République, qu’ Edmond Michelet quitte ses fonctions, ce qui «libère la brutalité» policière selon l’historien Alain Dewerpe.

À Paris, le préfet de police, Maurice Papon, qui avait eu d’importantes responsabilités dans le Constantinois: (les dragons de la mort dans lesquels figurait le chanteur Enrico Macias réputé pour ses ratonnades anti-Arabes)  , importe les méthodes utilisées en Algérie en métropole, en particulier durant les semaines qui précèdent le massacre du 17 octobre 1961 puis celui de Charonne en février 1962.

Dans Le Monde, le 22 juin 2000, une ancienne militante de l’ALN, Louisette Ighilahriz, accuse le colonel Bigeard alors qu’elle était torturée à l’état-major de la 10e division parachutiste du général Jacques Massu, à Hydra. «J’ai souvent hurlé à Bigeard: Vous n’êtes pas un homme si vous ne m’achevez pas. Et lui me répondait en ricanant: Pas encore, pas encore !! », témoigne-t-elle.

«J’ai été torturée au Paradou, à Hydra, sur les hauteurs d’Alger, qui était le siège de la 10e DP (division parachutiste), commandée par le général Massu. […]

Bigeard était à deux pas de moi. Et le gros zèbre qui me torturait en personne sous les yeux de son chef, c’était le capitaine Graziani […] Bigeard ne sortait de sa bouche que des propos orduriers que je n’oserais pas, par décence, vous rapporter. Vous pensez bien, une femme combattante! Je vous passe les sévices que j’ai subis. Ils sont tout simplement innommables. C’était très dur, quoi! Ils se sont acharnés contre moi. Je faisais tout sur moi, je puais. C’était de la putréfaction… […] Que Bigeard démente ou reconnaisse ce qu’il a fait, je resterai toujours, à travers des milliers de cas d’Algériennes et d’Algériens, sa mauvaise conscience. […] Du 28 septembre au 26 décembre 1957, je suis restée à la 10e DP. Ils me torturaient presque tous les jours.» Le 15 décembre 1957, le commandant Richaud l’a visitée dans sa cellule et l’a fait soigner à l’hôpital Maillot de Bab el Oued. (…)Le commandant Richaud l’a faite transférer à la prison civile de Barberousse, à Alger.

Elle a été condamnée à cinq ans de prison par le juge militaire.

Du Penthotal pour Ben M’hidi


En novembre 1984, Marcel Bigeard a admis, lors d’une interview au journal Algérie Actualité, qu’il avait utilisé le Penthotal (ou «sérum de vérité») pour faire parler Larbi Ben M’hidi, l’un des plus importants chefs du FLN: «On va pas torturer Ben M’hidi, quand même! (…) Dans ce même entretien, le général révèle qu’il s’est trouvé “Paris, de livrer vivant aux services spéciaux” le responsable algérien, “le plus grand résistant, le plus passionné, qui respirait la pureté”.

Pendant des années, Bigeard a nié la torture pour finalement admettre qu’elle était un mal nécessaire.»

Il nie l’avoir pratiquée dans l’interview avec Florence Beaugé:  

«Le général Massu déclare au Monde qu’il vous a vu pratiquer personnellement la gégène.» 

Ah non! Non! Je n’aurais même pas pu regarder ça.                    «Il l’a même écrit dans l’un de ses livres, Le Soldat méconnu, publié en 1993 aux éditions Mame.»
Nous y voilà, s’agissant de l’orfèvre de l’horreur Paul Aussaresses décrit par le menu sa basse besogne:                     «Tous les matins, avec Trinquier, je faisais mon rapport à Massu et lui racontais ce qui s’était passé la nuit précédente. Parfois, je disais à Massu: “On a ramassé untel” et je le regardais dans les yeux avant d’ajouter: “On le tuera demain.”                                                                                “Massu poussait un grognement, et je prenais cela pour un oui”. Une nuit, je m’en souviens, Bigeard m’a dit:                            “J’ai capturé le groupe terroriste de Notre-Dame-d’Afrique, une bande de tueurs dont je ne sais pas quoi faire”.              Que pouvait-on faire? Livrer ces hommes à la justice?                                                                             Trinquier et moi, on va alors chez Massu, et Trinquier lui suggère: ´´Tu ne crois pas qu’on devrait les envoyer dans le maquis (autrement dit les flinguer)?                                       Massu a répondu: “Un maquis éloigné!”»

Le même Aussaresses, 40 ans après, ne renie rien.                 En 2000, le général Massu déclara que «le principe de la torture était accepté; cette action, assurément répréhensible, était couverte, voire ordonnée, par les autorités civiles, qui étaient parfaitement au courant». Il ajoute: «J’ai dit et reconnu que la torture avait été généralisée en Algérie (…) On aurait dû faire autrement, “Non, la torture n’est pas indispensable en temps de guerre, on pourrait très bien s’en passer.”».
Un seul général en activité un seul, Jacques de Bollardière, a avoir condamné ouvertement la pratique de la torture pendant la guerre d’Algérie.   En 1957, il tente par tous les moyens de dénoncer «certains procédés» en vigueur dans la recherche du renseignement en Algérie. Sa prise de position publique lui vaut une sanction de soixante jours d’arrêt…«Compagnon de la Libération.»                                                                               Ses titres de résistance sont, en effet, des plus glorieux. «Je pense qu’il était hautement souhaitable qu’après avoir vécu notre action et partagé nos efforts, vous fassiez votre métier de journaliste en soulignant à l’opinion publique les aspects dramatiques de la guerre révolutionnaire à laquelle nous faisons face, et l’effroyable danger qu’il y aurait pour nous à perdre de vue, sous le prétexte fallacieux de l’efficacité immédiate, les valeurs morales qui, seules, ont fait jusqu’à maintenant la grandeur de notre civilisation et de notre Armée.»           Jacques de Bollardière s’est toujours référé à son éthique chrétienne, [Contrairement au cardinal Feltin qui proclamait que la «terreur doit changer de camp» pour affirmer le devoir de chacun de respecter la dignité de l’autre. Il a écrit: «La guerre n’est qu’une dangereuse maladie d’une humanité infantile qui cherche douloureusement sa voie. La torture, ce dialogue dans l’horreur, n’est que l’envers affreux de la communication fraternelle. Elle dégrade celui qui l’inflige plus encore que celui qui la subit. Céder à la violence et à la torture, c’est, par impuissance à croire en l’homme, renoncer à construire un monde plus humain.»
«Vers le début de janvier 1957, tout s’accéléra soudain et devint menaçant. […]                                                                Des directives me parviennent, disant clairement de prendre comme premier critère l’efficacité et de faire passer en priorité les opérations policières avant toute pacification.                                                                                  Des femmes musulmanes atterrées, viennent m’informer en pleurant que leurs fils, leur mari, ont disparu dans la nuit, arrêtés sans explication par des soldats brutaux en tenue camouflée et béret de parachutistes. […] Je refuse d’exécuter cet ordre reçu dans des conditions irrégulières et que je juge scandaleuses; Je demande à être reçu par le général Massu. Je ne peux accepter son système qui conduira pratiquement à conférer aux parachutistes, jusqu’au dernier échelon, le droit de vie et de mort sur chaque homme et chaque femme, français ou musulman, dans la région d’Alger… Je lui demande ce que signifierait pour lui une victoire pour laquelle nous aurions touché le fond de la pire détresse, de la plus désespérante défaite, celle de l’homme qui renonce à être humain. (…)

Je lui dis qu’il va compromettre pour toujours, au bénéfice de la haine, l’avenir de la communauté française en Algérie et que pour moi la vie n’aurait plus de sens si je me pliais à ses vues.                      

Je le quitte brusquement.»

En définitive, tout ce beau monde fut amnistié même Aussaresses qui déclare avoir tué de ses mains une vingtaine d’Algériens, ne répondra pas à la justice des hommes Des lois d’amnistie ont été promulguées après la guerre.

L’Algérie de 1830 à 1962

28 octobre 2011

Dans le cas où votre PC n’est pas équipé du PowerPoint2003 , télécharger en cliquant sur le lien au bas de la page .

Tout autre PowerPoint 2007 ou 2010 ne permettra pas le déroulement des clips d’une façon efficace selon le rythme normal.

 

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1°partie du Diapo

L'Algérie de 1830 à 1962 dans liens provisoires dire la verite.ppt ppt direlavritetquelavrit12.ppt

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2°partie du Diapo

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3°partie du Diapo

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POWER POINT 2003 à télécharger :

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La révolution Algérienne

28 octobre 2011

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 ’La revolution Algerienne’

La révolution Algérienne

Mardi 24 août, 2010

pn.bmpBienvenue sur mon blog :pn.bmp

 Les Pieds Noirs d’Algérie

de : Henriette Di Castelli

 

La révolution Algérienne

Auteure : genevieve dziuba 

http://www.lepost.fr/article/2010/05/16/2075235_les-pieds-noirs-mes-amis-mes-freres.html

 

Un Pied-Noir implore le pardon pour les crimes commis sur tout un peuple

       

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(tortures, dignes des nazis, pratiquées par      les barbares coloniaux qui se disent :   peuple civilisé !) 

Je ne vais pas m’encombrer avec la phraséologie pour te dire mon fils, que ton écrit est un pan de ce que nous croyions être comme vérité, alors qu’en fait, c’est ce « verso de vérité » qui a été fortement préjudiciable à notre présence  en Algérie.  Rappelle toi, remonte dans le temps, et souviens toi, que  nous prenions nos désirs pour de la réalité, alors que, politiquement et militairement, sur le terrain de la confronta-tion, la réalité  était toute autre. Et, le fait que nos parents nous aient rabâchés cette <

Un proverbe Arabe, et de surcroît Algérien dit    qu’il n’y a pas de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir et, j’ajouterai sur ma lancée, pas de  pire sot que celui qui ne veut rien comprendre. 

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Si nous traitions l’Arabe de tous les noms d’oiseaux et ce, durant les 132 ans de présence, l’autochtone quant à lui, en faisant mine de nous supporter, digérait mal notre présence parce que nous l’avons sous-estimé  à tel point que certains des nôtres, plus  précisément les colons, en ont fait des bêtes  de somme et, ont usé et abusé de leur silence ! 

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Doit-il se taire devant les humiliations subies ? 

 

Durant les 132 ans de présence en Algérie, soit 48.180 jours, l’Algérien a tissé patiemment  et minutieusement, telle une araignée, des  fibres de nationalisme de qualité qui concourront   désormais, à notre perte de ces territoires  que nous considérions comme provinces Françaises ou départements ratta-chés à la mère    patrie :  la France.

Ces autochtones serviront de chair à canons lors de la guerre 14/18 de même que celle de 38/45. 

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  on les exhibe d’abord,

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Ils serviront de chair à canons pour sauver la France, cette même France qui les reniera à leur retour…drôle de récompense !!!

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Ils s’avèreront de redoutables soldats mais, en fait, nous fabriquions, sans le savoir,  de véritables guerriers qui retourneront les  armes contre nous.

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Les massacres de Sétif, Kherrata, Guelma en  1945  furent le prélude et le détonateur de ce qui allait suivre.

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Ces massacres demeurent indélébiles dans la mémoire des autochtones qui se sentirent froissés dans leur amour propre après avoir servi l’étendard de la France coloniale lors  des 2 guerres précitées.  

Il en est résulté 45.000 victimes, qui serviront de détonateurs à ce peuple en furie.

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façon de remercier les Algériens en 1945…45.000victimes 

Enterrés dans la pure dignité, tous les Algériens , après ce bilan macabre, se considè- reront comme étant d’une seule famille, tous concernés, tous proches parents de ceux qui  ont été froidement assassinés le 08Mai 1945.

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 L’oeuvre de la France coloniale 

C’est dans la clandestinité totale, que les  redoutables Algériens mijotaient ce qui allait donner naissance, un certain 1°Novembre 1954,  à un soulèvement généralisé que la presse  locale: La dépêche quotidienne et  l’ Echo d’Alger considéraient, avec mépris, comme étant des actes de banditisme  des plus saugrenus.                         Avec une  synchronisation  des plus  déconcertante, les révolution-    naires allaient déclencher une série d’attaques  qui embrasera tout le nord Algérien.

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Avec les moyens de bord, l’ALN allait mettre à genoux les forces      del’oppression coloniale.

Cet avertissement, ou balles de semonce, ne nous a pas réveillés outre mesure.  Au contraire, nous allions continuer à considérer l’autochtone comme un moins que rien.

Les colons eux-mêmes,faisant fi de cet  avertis-sement, continueront à servir des  figues sèches et du pain rassis, durant le   break-time, à ces travailleurs de la terre    qui  oeu-vraient, en fait, au bonheur et à la  prospérité du colon sans scrupule.

Exploités, comme ils le furent, au milieu des brimade et des humilia-tions, ces hommes en burnous et loqueteux allaient alimenter les rangs de l’Armée de Libération nationale où ALN, pour les djebels, et le Front  de  Libération National ou FLN pour la clandestinité urbaine.

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                Avant l’assaut de l’  

Armée de Libération Nationale  

 

Aux brimades dont ils firent l’objet, nos forces allaient s’avérer incapables d’endiguer le soulèvement populaire alors que la révolte  a été déclenchée avec des moyens de bord  des plus dérisoires : des fourches et des  fusils de chasse face à une armée,  notre  armée, qui venait d’être défaite en Indochine,  à Biên-Diên-Fû, malgré la puissance de feu  dont nous disposions.

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Avec des fusils de chasse et des fourches, le colonialisme  broûtera l’herbe et la terre d’Algérie.

 Nos forces, au pied du mur, allaient répliquer par des tortures dignes de la période nazie.  Au moindre soupçon, l’indigène était livré pieds  et mains liés aux sévices les plus cruels. C’est  toute la panoplie de la monstruosité que nous  allions étaler pour colmater la brèche : rien de cela n’allait convaincre ces gens décidés de  vaincre ou de mourir puisque telle était leur  devise.

De 1954 à 1960, c’est toute l’armada de nos forces qui allait être mise en branle.

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Des bateaux bondés de renforts et bourrés  de matériels affluaient vers les ports d’Algérie pour éteindre la flamme de l’insurrection armée.

Aucun signal  ne promettait que le patriote allait lever le drapeau blanc en signe de ralliement.   Nos moyens de propagande allait s’engouffrer entre les deux communautés  pour caresser l’Algérien dans le sens du poil. 

Rien de cela ne le fit plier.

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Scéance de tortures au :

chalumeau, gégène, baignoire, escabeau, tenailles…

Le supplicié appliquera la consigne : RESISTER AUX TORTURES    

 pendant 48 heures pour permettre aux frères de se repositionner

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Il esquivera aux bérets rouges, rejoignit le maquis puis l’exil. 

Photo souvenir avec son petit fils Kamel Eddine M. 

 

Sa décision était prise, un serment liait les uns aux autres, et son organisation paramilitaire dirigée par des chevronnés et des fins limiers  en politique, allait donner naissance à   un : Gouvernement Provisoire de la République   Algérienne (GPRA) qui élira domicile en Tunisie.

Pendant ce temps, la voix de l’Algérie libre  et combattante émettant sous le nez et la barbe de nos forces, allait faire titiller la  fibre patriotique à tel point que la mort,  pour ces indigènes, constituait une délivrance face à l’oppression que nous leur avions imposée.

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La france coloniale en Algérie ne retint pas la magistrale 

 leçon qui lui a été infligée à Diên Biên Fu 

 

C’est par vagues successives que les jeunes,  quel que soit leur âge, allaient rejoindre le   front. La grève scolaire en 1957 allait alimenter le maquis.  

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<< Nous ne connaîtrons pas de répit tant que  nous n’aurons pas 

concrétisé notre désir ! >> 

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Nota: Le renard de la Casbah -Benganif Zoubir- qui deviendra la foudre face à l’oppresseur dans les Aures,ligne Maurice , Chréa et partout ailleurs.

Pendant ce temps là, la propagande coloniale faisait croire que la rébellion était décimée et que la victoire incessamment annoncée.

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      Les militaires  coloniaux bombaient leur torse  face aux paysans…désarmés.

  

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La suite nous dévoilera que l’ALN et le FLN  n’avaient jamais manqué d’effectifs et que la    victoire promise… ne verra jamais le jour !

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Les paysans , djounouds de l’ALN , autour de Cherif Messadia dans les  djebels souillés par l’armée coloniale. 

Les quelques succès que nous remportions face au soulèvement , tel le détournement  d’avion des 5 chefs de l’insurrection armée,  sera considéré comme le premier acte de    piraterie aérienne dans l’histoire de  l’humanité, digne des corsaires d’une époque  révolue.

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Le 1° acte de piraterie aérienne dans l’histoire des nations : arraisonnement  de l’avion des 5 chefs de la Révolution :   Menottes en mains :  Khider, Lacheraf, A.Ahmed,Boudiaf Ben-Bella.                                                           Nota: sur dénonciation de leur “ami et frère” le prince Hassan II

Le monde prit conscience de ce bouillonnement nationaliste et, c’est devant l’ONU, que ceux que nous considérions comme   étant des rebelles, des hors la loi et des  terroristes, que nos  adver-saires allaient  défendre leur cause. 

La France sera mise  au ban des accusés.

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Au même moment, certains Français  d’Algérie comprirent que la situation leur échappait et, ne pouvant résister    aux assauts répétés des nationalistes, jugèrent le moment propice pour quitter les lieux et de rejoindre la métropole.    

Le bateau avait pris eau de partout, donc, la fuite avant qu’il coule.

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      L’exode effroyable des PN en 1962.   

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les première vagues des PN leurrés par les leurs

 

Ils ne comprendront que …50 ans après   qu’ils on été bernés par  leurs “”prétendus” »  protecteurs. 

D’autres, face aux privilèges acquis sur le  dos et à la sueur des autochtones,   n’allaient pas abandonner. De ce fait, ils  créeront l’OAS qui allait mettre l’Algérie à   feu et à sang.

Cette organisation,de triste mémoire, allait précipiter la débâcle des forces Françaises et surtout, jeter les PN dans un avenir incertain. 

Les négociations secrètes entamées  entre les belligérants officiels, à savoir  le GPRA et le gouvernement Français, allaient être couronnées par une  rencontre officielle à Evian en Suisse.

Il est important de souligner qu’il avait été  convenu, entre les deux délégations ,   d’accorder le libre choix aux Français d’Algérie les invitant soit de rester  tout en conservant leur bien, soit, tout simplement de partir.

 Mais ,

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Ceux là, et quelques autres ne comprenaient pas  qu’ils brassaient de l’air. 

Ceux là, et quelques autres ne comprenaient pas qu’ils se dirigeaient droit vers la catastrophe.

Ceux là, et quelques autres, allaient entraîner 1 million des leurs vers le déracinement.

Les naifs PN allaient supporter une organisation des assassins            

Sans le savoir, ils contribuent à leur propre échec qui les éjectera en métropole où ils ne seront pas les bienvenus.

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C’est alors que la rumeur la plus folle a été  répandue, au sein de la population Française,  consistant à leur faire croire que le FLN les menaçait en leur disant:

« la valise ou le cercueil».

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Les larmes ne suffiront pas pour apaiser sa douleur. 

Les pieds noirs, dans leur majorité, ne se doutant nullement du piège qui leur était  tendu par ceux là mêmes qui étaient sensés   de les protéger, allaient affluer – telle une marée humaine- vers les ports d’Algérie.

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   Le Kairouan s’avèrera exigu pour contenir les naifs PN  qui eurent peine à s’entasser. 

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         Au milieu des pleurs et des lamentations, ils n’arrivaient pas à comprendre ce qui leur arrivait.      

Malgré   le démenti officiel des représentants du FLN et du GPRA, la ruée avait atteint son paroxysme.

L’objectif, de ceux qui avaient du sang des Algériens sur la conscience, visait tout simplement de se créer un moyen de se faufiler entre les mailles des barbouzes spécialement dépêchés par les autorités Françaises de l’Elysée. Ceux qui eurent la chance d’échapper sont ceux là mêmes qui, aujourd’hui, s’agitent, ne pouvant  accepter leur défaite, face à un peuple résolu, un peuple décidé d’en découdre pour arracher sa liberté et son indépendance quel que soit le sacrifice.

Les pieds noirs, en fin de compte, avons  été <   dindons de la farce», nous  l’avouons le reconais-sons aujourd’hui mais, comment remonter dans le temps ? s’avouent-ils dans l’intimité.   La fameuse rumeur allait nous livrer   à un déracinement des plus épouvantable.  

Au jour d’aujourd’hui, nombreux sont ceux qui effectuent un pèlerinage dans leur quartier d’enfance.

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accueil des plus chaleureux au sein des familles Algériennes

photo du bas : Zarragocci ex goal du FCB (gauche)

Daidi (à gauche ancien du FCB) et , au milieu le fameux humoriste Algérien.

En souvenir de la rencontre Algérie-Egypte à Blida. Plusieurs PN effectuèrent le déplacement uniquement pour soutenir l’équipe nationale Algérienne

L’accueil qui leur est réservé est  des plus chaleureux.

Comment ne peut-il ne pas l’être ?

Ces jeunes, des deux communautés , ont grandi ensemble et partagé les joies et les souffrances comme le  feraient les membres d’une seule famille.

L’Algérien n’est, en fin de compte, pas revanchard mais lucide malgré les milliers  de morts qui encombrent les cimetières.

Bon nombres de pieds noirs, eux aussi,  prendront part des 2 côtés de la rive, chacun à sa manière, à la gloire de la révolution Algérienne.              

Comment ne pas citer Francis Jeanson, Maurice Audin, Franz Fanon,  Henri Maillot et tant d’autres qui ont choisi  le camp de la justice face au camp de l’oppression.

Qui dit Jeanson dit réseau Jeanson !

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Francis Jeanson , un digne fils Français d’Algérie 

Et qui dit réseau Jeanson dit           << les porteurs de valises>>

ces Français dignes et fiers qui ont  contribué magistralement à la glorieuse révolution de Nov-1954.

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Maurice Audin : Par respect à ce Français d’Algérie,une place au centre d’Alger porte son nom

Leur choix fût décidé en prenant conscience des atrocités commises par les leurs.

Tout jeune ou le ”yawled” pouvait être aussi un petit cireur de souliers, ce cireur avec  une boîte contenant, outre le matériel de   cirage, soit un revolver soit une grenade   devant servir ou destinés à servir  la révolte populaire.

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Ne trouvant pas le courage de faire face aux combattants,les  forces coloniales s’en prennent aux enfants. 

Nota :

La femme en haik blanc est un homme déguisé.   Muni d’une MAT49, il abattra les 3 soldats et, récupèrera leurs armes. 

Tout le peuple est complice ! 

Casbah d’Alger 20 Août 1957. 

 Le Jeanson pouvait être l’équivalent de cette   au haïk blanc, cette femme de la  Casbah ou de Douéret  à Blida ou partout ailleurs, et qui, sous le  voile, cette brave Algérienne avait une  MAT49   avec le doigt sur la gâchette.

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Contrairement à la propagande de la SAS, tout le peuple Algérien est acquis à la cause sacrée :  extraire le mal et purifier la terre d’Algérie. 

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A gauche : Leila Maiza dont un pavillon porte à ce jour son nom à l’hopital de Blida. Chahida en 1958. A droite : une Moudjahida, infirmière dans les rangs de l’ALN 

Le Jeanson c’était aussi cet Algérien,  misérablement vêtu avec un « guennour » et une  <> mais en fait, cette   misérable tenue  vestimentaire abritait un fellagha et  son rôle était déterminant dans la lutte que livrait ce peuple Algérien   qui a su ébranler la forteresse  coloniale. Il gagna l’estime, la confiance et l’admiration de nombreuses nations.

Au passage notons que : Nelson Mandela fera son apprentissage de la guerrilla dans les djebels d’Algériens. 

 

Le Jeanson à la valise, le Yawled à la   chéchia enfoncée dans son crâne deviendra  un Ali-La-Pointe ou un Yacef Saadi,   la Fatma deviendra une Hassiba Ben Bouali,   et le misérable deviendra un Ben Bella qui   attaquera une banque à Oran en 54 (?) pour   alimenter la révolution.

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                    Le Moudjahid :

          Ahmed Ben-Bella , Premier Président

            de la :              République Algérienne Démocratique et Populaire       

Tout ce décors, toute cette mosaïque des plus belles, des plus envoûtante allait faire plier une puissance telle la France  malgré l’assistance de l’Otan dont notamment  les B52, ces cracheurs de napalm basés à  Boufarik et partout ailleurs.

Ce fut un véritable bouquet de fleurs.  Un bouquet composé de magnifiques  roses multicolores que nous qualifions   de rebelles, des hors-la-loi, des terroristes,  des fellaghas, des bandits… Ces roses là,    mes enfants, périssent pas à force d’âge, mais resteront gravées pour ce qu’elles furent   entre 1954/1962. 

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Bernés jusqu’à la moelle par la triste organisation de l’OAS, les PN ne seront pas les bienvenus en France. 

Qu’est ce qu’un pays sans mémoire?

Qu’est ce qu’une histoire sans mémoire?

Qu’est ce qu’une armée sans mémoire?

Le fils de la révolution Algérienne,  

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Abdelaziz Bouteflika  connu sous le nom de guerre :                     Abdekka El-Mali    

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La ville des Roses : Blida : La prunelle de mes yeux

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Le combattant martyr : Haouari Boumédiene

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Auteure :  Genevieve Dziuba 

(Vienne Autriche)

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LU   POUR   VOUS… 

Mémoire étouffante 

Militaire, né à Mascara, je me rappel avoir quitté El Biar le 24 juillet 1962 et le port d’Alger avec la troupe pour rejoindre, à notre arrivé, le quai de la joliette n° 2 à Marseille.
Je me rappel ce très Vieux Monsieur avec sa femme, qui a dû participer à la guerre de 14/18 et qui transporte son maigre bagage, sur une cherette à bras. Je me rappel sa déterminbation de brûler sur ce quai cete cherette vet ses meubles pour la ,seule raison qu’il n’avait pas d’argent pour amener le tout en Métropole.  et enfin, je me rappel également la phrase d’un sergent chef qui m’a assuré le 26 mars 1962, en fin d’après-midi, que nous aurions dû tirer dès le début du conflit, sur les Pieds-Noir, pour faire cesser immédiatement les combats.
Je me rappelerai toujours la phrase suivante : Voulez-vous prendre la parole dans ce lieu de prière et ma réponse Oui, si cela est utile. “Vous ne pouvez pas prendre la parole dans ce lieu de prière puisque vous n’êtes pas né autour du lac” et ma réponse : comment pouvez-vous, vous entretenir avec Dieu alors qu’il est Juif, et qu’il n’est pas né autour du Lac. Que Dieu pardonne aux méropolitains, s’il le peut, mais que personne ne me tienne rigueur si j’affirme haut et fort que je ne suis pas Dieu. 

Posté par andre, 09 septembre 2009 à 23:07 

meskinette 

je voudrais te dire les algériens se sont pas des assassins,ils n ont fait que leurs devoir. Vous chasser j usqu au dernier.avant que tu parle d arabes en france vas voir le nombre de PN chez nous en france,d fourmis,c trop.et puis si ça vous plait pas le pays pourquoi vous ne dégagé pas ailleurs.vous ne serer jamais les bienvenu ni en france ni ailleur, la trahison que vous avez faite envers notre pére le génral degaulle et le mal vis avis la france vous a couter cher.nous les arabes enfants de la france et non d batards.vous etes d colon vous revez trop PN.vous n etes que d pauvres cheminot,ouvrier dans les champs,boulanger….les collons c les français de france.et non vous.filamen figatelli.vive l algerie algerienne vive degaulle. 

Posté par la tunisienne, 10 septembre 2009 à 14:16 

retour a mon pays natal 

je reviens d oran ou jai passé 8 JOURs avec ma mere 47 ans apres, moi j etais jeune je n avais que 6 ans mais pour ma mere c etait un soulagement de revoir son et mon pays on a ete reçu tres chaleureusement par les oranais les anciens heureux de revoir les PN et les jeunes tous nous disait bienvenue dans votre pays c est vrai que ce n etait pas comme avant mais tout change j ai ramené beaucoup de photos et films car je ne veux pas oublié Oran ma ville natal 

Posté par magiebleuedu13, 10 octobre 2009 à 21:34 

Pardonnons 

Bonjour,
A mon avis, toutes les rancoeurs doivent être mises de coté de part et d’autre. la guerre ce n’est jamais bien surtout pour ceux que l’on spolie de leur terre, les droits de base et parfois qu’on massacre.
c’est ce qui est arrivé en Algérie. Jusqu’à preuve du contraire, c’est le colonisateur français qui a débarqué dans notre pays et non l’inverse. maintenant si tous ceux qui se sont rangés derrière les Allemands (parce qu’ils sont des pleutres et des lâches) et ont offert la France à Hitler, Goering, Himmler et leurs autres acolytes, ceux là ne peuvent que continuer à ruminer leurs ressentiments contre un pays aujourd’hui libre, debout et ce malgré toutes les difficultés qu’il traverse.
A la guerre comme à la guerre tous les coups sont permis. alors foin de rancune et de rancoeur et prônez le pardon.
Pour ceux qui sont contre ou qui gardent une dent contre l’Algérie, il ne leur reste qu’à se cogner la tête contre les murs et de vivre éternellement de nostalgie.
enfin contrairement à tout ce qu’on peut dire, les Algériens n’ont aucune animosité ni contre les Juifs, les Français, les PN et tout autre être humain quelle que soit sa race, sa religion ou la couleur de sa peau. et heureusement qu’il y a le témoignage d’un de nos amis français retourné dans sa ville d’Oran.
au revoir 

Posté par HHHHHHHHHHHHHH, 12 novembre 2009 à 08:26 

Quand je lis certains de ces commentaires, j’ai la naussée…comment pouvez-vous dire madame que les algériens et les musulmans sont tous des assassins…..pourquoi un tel amalgamme….je suis un pied noir de 74 ans chère madame, je suis parti d’Alger (où je suis né) en juin 1964…j’avais 29 ans et mon premier enfant, ma fille ainée avait 2 ans (la 5ème génération)…..mon arrière grand-mère maternelle est arrivée de son Alsace-Loraine en 1868….elle avait fuit les prussiens, elle voulait rester française. Tout ça pour vous dire chère madame que ma famille a tjrs bien vécues entourée d’arabes, de juifs, de maltais d’italiens d’espagnols…..tous ces gens qui faisaient toute l’Algérie…si la France avait considéré les algériens d’une autre façon, pas en sous-peuple, les choses se seraient passées autrement…je suis un homme de dialogue madame..si nous avions discuté avec les algériens, si la France les avait mis à la place qu’il méritait, bcoup de sang n’aurait pas été versé. C’était prévisible qu’ils se soulèvent pour se faire entendre….même en 1954 au moment de La Toussaint sanglante, le dialogue était encore possible….non…la France a préféré envoyé la troupe…. faire massacrer une jeunesse, faire tuer des innocents….j’ai été mobilisé en Algérie (1956/1958)..2 ans…je remercie Dieu tous les jours, car jamais durant cette période je n’ai tiré sur un algérien….algérien avec qui j’avais partagé mes jeux d’enfants…algérien avec qui j’avais été à l’école primaire….je m’arrête…on connais la suite….mais pour moi je savais en mon fond interieur que l’indépendance de l’Algérie été inévitable….. 

Posté par Henzo, 23 novembre 2009 à 17:00 

 

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